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Nouveauté culinaire 2027, Roesti au grill ?

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Spoiler alert : nous avons vécu l’été le plus chaud et le plus sec depuis toujours. Ce n’est pas que moi et mon petit corps qui le disons, ce sont les scientifiques. En effet, en Suisse, au cours de l’été 2026, de nouveaux records de températures maximales journalières ont été enregistrés dans de nombreuses stations de mesure.

Vous allez me dire qu’une fois que j’ai dit ça, je n’ai rien dit. Si ce n’est que, ouais, ouais, cette année, la Suisse a dû aller chercher du fourrage au Canada pour compenser son manque de production afin de continuer sous perfusion sa politique intensive d’élevage à tout prix. (les diktat vegan on vous voit)

Sauf que c’est loin d’être fini. Le monde scientifique nous prévient que ce n’est que le début. Et ce n’est pas un avis que l’on peut juger pessimiste, optimiste, réaliste ou même qualifier de fake news. Car ce n’est pas une projection pour dans 50 ans, c’est uniquement la suite logique d’un phénomène bien connu qui est déjà en cours et qui ne fait que prendre de l’ampleur.

En effet, El Niño est en train de faire une course d’école sur les vagues de chaleur du réchauffement climatique. En gros, El Niño est un phénomène naturel qui réchauffe les eaux de surface du Pacifique et transfère davantage de chaleur à l’atmosphère. Il est annoncé comme devant continuer à se renforcer au moins jusqu’en février. Et ses effets sur la température (de l’air) mondiale se manifestent avec un décalage de plus ou moins trois mois. Ce qui veut dire qu’on attend un climax pour la fin du printemps / début d’été 2027. 

El Niño, Il se superpose au réchauffement climatique causé par les activités humaines, qui élève déjà durablement la température de la planète. Et c’est cette combinaison qui va pouvoir accentuer certains événements météorologiques extrêmes, selon les régions.

En très simplifié, chaque degré supplémentaire permet à l’air de contenir environ 7 % de vapeur d’eau en plus. Il faut voir cette humidité comme un carburant pour des phénomènes météorologiques extrême. Et comme dit Tonton Jo, plus tu as de gasoil dans l’auto, mieux tu peux réussir tes drifts sur l’autoroute. 

C’est donc bien partie pour alimenter des pluies torrentielles, des orages violents, des tournades et des inondations. À l’inverse, la chaleur accentue aussi l’évaporation et l’assèchement des sols, favorisant les sécheresses et les incendies. Tout ça intensifie et « dérègle » le cycle de l’eau et peut rendre certains événements extrêmes plus dangereux.

2027 risques vraiment, vraiment d’être une sale année. Évidemment, parce que sinon ça ne serait pas drôle, les effets de El Niño ne sont pas comparables partout et c’est en partie des régions déjà face à des enjeux climatiques majeurs qui vont ramasser les premiers et les plus forts. 

Mais promis, l’Europe et la Suisse ne vont pas être en reste pour autant. On le voit déjà, rien que sur ce mois d’octobre 2026 avec les intempéries de zinzins que se ramasse la Normandie, les inondations successives en Espagne et les tournades en Sicile. Et tout ça alors même que l’été 2027 risque bien d’être brulant.

Genre PIRE que 2026.

Bon, après ce constat dépitant, tu vas me demander : Qu’est-ce qu’on attend pour agir ? ou alors me dire qu’on ne peut rien y faire ? Et moi je te dis que ce n’est pas moi qui dirige le pays..

Pour te répondre un truc plus convaincant, allons donc faire un tour chez les rois des Helvètes, voir comment les pouvoirs publics (de droite) s’emparent du sujet.

Bah, pas grand-chose à voir, en fait. Les principaux sujets abordés au Parlement lors de la dernière session d’automne ont porté sur :

1. Relations Suisse–Union européenne (Bilatérales III) : examen des nouveaux accords visant à maintenir l’accès au marché européen tout en préservant les intérêts et la souveraineté de la Suisse.

2. Armée et sécurité nationale : débats sur le financement de la défense et l’acquisition des avions de combat F-35.

3. Accord de libre-échange avec le Mercosur : approbation d’un accord commercial avec plusieurs pays d’Amérique du Sud, avec des mesures concernant l’agriculture et l’environnement.

4. Réglementation bancaire et UBS : discussion sur le renforcement des exigences en fonds propres pour limiter les risques liés aux activités internationales des grandes banques.

5. Économie, fiscalité et entreprises : décisions et débats sur l’imposition des pourboires, les importations de produits de boulangerie et les horaires d’ouverture des commerces le dimanche.

6. Immigration, naturalisation et protection des animaux : votes sur la naturalisation, l’interdiction de certaines fourrures importées et l’initiative concernant le foie gras.

7. Santé publique et pandémies : révision de la loi sur les épidémies et discussions sur la préparation aux crises sanitaires ainsi que sur le dossier électronique du patient.

Mais rien du tout, mais vraiment rien du tout, sur le fait que nous sommes en train de vivre la pire sécheresse de tous les temps, et encore moins sur le fait que le pire est à venir pour l’année prochaine.

OK, j’exagère un peu. Le 30 septembre, un débat urgent a été consacré à la canicule. Les membres du Parlement ont critiqué la politique climatique d’Albert Rösti (normal, il n’y en a pas), et il a répondu : « Ouin, ouin, on va créer un fonds de 54 millions supplémentaires afin de continuer à soutenir les monocultures et l’élevage intensif, durement touchés par la sécheresse, et on va trouver une stratégie pour mieux retenir l’eau dans nos gros barrages de bonhomme. »

Bref, c’est ce que je vous avais dit : iels n’ont rien dit ni rien mis en place pour concrètement nous préparer au pire. Je ne dis même pas qu’on attendait des membres du Parlement qu’iels reconnaissent que le capitalisme avait créé le réchauffement climatique, ni même qu’iels prennent des mesures pour le freiner ou le compenser à long terme (ce qui est censé se faire depuis déjà 10 ans). Juste qu’iels nous informent du danger imminent et qu’iels prennent des mesures concrètes pour accompagner la société, aider la population à prendre conscience que ce n’est pas fini et que ce n’est pas le Mercosur qui va nous sauver.

Aucune solution pour sauver nos petits culs affamés du grand grill que va être l’Europe l’année prochaine.

Bref, tout ça pour vous dire : allez planter vos carottes à l’ombre et préparez des citernes de mille litres cet hiver, car 2027 va être la cerise sur le barbecue de 2026. Et surtout, vive la révolution, car ce n’est ni l’État ni les médias mainstream qui vont vous en informer ou vous aider à vous y préparer.

Bise bise,

Petit Tonner

PS : Sachez quand même que chez l’Oncle Sam, la Californie a décrété l’état d’urgence, ce qui permet de débloquer des moyens pour prévenir la catastrophe qui n’a pas encore commencé : distribution de sacs de sable pour inondations, amélioration de la récupération des eaux de pluie, évaluation des infrastructures hydrauliques actuelles et renforcer la communication multilingue à la population sur les catastrophes à venir. Comme quoi, ce n’est pas la qualité du fromage qui fait le QI des dirigeant.es. 

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